Relocalisation des activités et des biens – prospective et aménagement : site-atelier de Lacanau (Gironde)

Maîtrise d’Ouvrage :

G.I.P Littoral Aquitain

Gironde

en partenariat avec ASCA et Brassié Architecte

Période :

2013 - 2015

Cette étude engagée en mars 2013, portant sur la stratégie à conduire en matière d'adaptation à l'érosion littorale pour la commune de Lacanau, s'inscrivait dans le cadre plus large de l'appel à projets national du MEDDE « expérimentation de la relocalisation des activités et des biens menacés par des risques littoraux » dans une perspective d'adaptation à l'érosion littorale, dont Lacanau était un site pilote. Elle s’insérait localement dans une démarche plus large, venant à la suite du diagnostic des ouvrages de protection du front de mer et de la lutte active à 2040 et 2100 et de la délimitation du « périmètre de vulnérabilité ».


Philippe PARIS animait le groupement d'étude erea-conseil – AscA – Quadra retenu pour cette mission, dont erea-conseil était mandataire.


La première étape s’est employée à expliciter les enjeux associés à cette stratégie d'adaptation à long terme, par un diagnostic du périmètre de relocalisation, un diagnostic du fonctionnement actuel de la station de Lacanau-Océan et une analyse des enjeux de phasage et des outils de relocalisation.


Ces enjeux, validés par le comité de pilotage du 7 novembre 2013, diffèrent selon l’horizon temporel considéré :


> Sur la période de transition 2014/2040, ils concernent la conduite temporelle et technique des chantiers à mettre en œuvre pour assurer la reconfiguration du front de mer et la relocalisation des activités. 

> Sur la période 2040/2100, ils sont centrés sur la qualité de la nouvelle organisation urbaine, y compris en tenant compte des liens avec le reste de la commune.


La seconde étape visait à imaginer l’évolution de la station à l’horizon 2040/2100 dans la continuité de celle d’aujourd’hui. Ce scénario « révélateur », ou « au fil de l’eau » se situait dans le droit fil des actions entreprises jusqu’alors.


Ce scénario, aux hypothèses délibérément noires et à la vertu essentiellement pédagogique, validé par le comité de pilotage du 30 janvier 2014, mettait notamment en évidence l’impasse d’une solution médiane de lutte active temporaire sans anticipation suffisante des enjeux de relocalisation « dès aujourd’hui » et l’incapacité notamment financière des acteurs locaux à soutenir un projet d’une telle envergure. Elle se manifestait plus particulièrement dans l’acquisition des biens menacés : quelles que soient les orientations prises, le soutien par un opérateur foncier d'« envergure » apparaît nécessaire.


Tirant les enseignements du scénario révélateur, la troisième étape, achevée en janvier 2015, a élaboré quatre « scénarios souhaitables » visant à la définition, sur la période 2040-2100, de projets exemplaires pour la station et la commune selon deux grandes pistes d'adaptation très contrastées :

> Un projet urbain et touristique de la station intégrant la transformation des bâtiments de l'actuel périmètre de vulnérabilité en un système dunaire jouant un rôle de protection naturelle.

> Le renforcement d'une lutte active plus « forte », dimensionnée sur des événements d'aléas à horizon 2100. 

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